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mardi, janvier 05, 2010

At the writer's table, originally uploaded by DameBoudicca.

La Constitution du Cameroun mon pays, en son titre premier, article premier, alinéa 3, stipule et je cite: "La République du Cameroun adopte l'anglais et le français comme langues officielles d'égales valeurs. Elle garantit la promotion du bilinguisme sur toute la protection des langues nationales. Elle oeuvre pour la protection des langues nationales".

Sans ces deux langues internationales, comment aurions-nous pu communiquer entre nous camerounais du fait de nos 230 tribus et avec le reste du Monde? Nous serions peut-être plongés dans une espèce de luttes fratricides pour imposer l'une ou l'autre langue nationale de surcroît sans rayonnement international.
Franchement nous tous, Camerounais, devons dire MERCI à la France pour le français et à la Grande Bretagne pour l'anglais, ces deux langues que ces deux pays nous ont enseignées et léguées.

S'agissant de nos langues nationales que l'État protège, véhicule et valorise avec raison par divers moyens, il faudrait aussi que nous, parents et grand-parents continuons à les enseigner à nos enfants et petits enfants pour pérenniser notre identité culturelle et sociologiques. Nos enfants et nos petits enfants doivent à leur tour en être conscients et s'y intéresser effectivement, avec un bonus que je leur dédie d'avance, celui de parler le maximum de nos langues nationales dites venaculaires, celles de leurs camarades par exemple et vice versa.
Les couples devraient faire le même apprentissage mutuellement. C'est un autre bel instrument d'unité nationale toujours renforcée et dans plusieurs cas, un autre bel instrument d'harmonie familiale et de communication entre les familles par alliance.

Avec ces atouts, on est vraiment chez soi partout au Cameroun dès lors qu'on peut parler avec nos concitoyens des campagnes et villages, les plus nombreux des camerounais, majoritairement analphabètes et illetrés dans certaines régions du pays mais très aimables et super accueillants envers tous. Quant à moi, je parle couramment 4 langues du pays. En dehors des grandes villes que tout le monde connait, j'ai été à titre privé en ballade à Baba-One, Bangoula, Bana, Meiganga, Pouma, Banyo, Mvaa, Lokoti, Ndom, Ekonj, Roum, Belabo, Figuil... Toujours la même chaleur fraternelle de voir arriver un compatriote d'une autre région qui de surcroit arrive à parler ou à prononcer quelques mots, quelques phrases de la langue du coin.

Ayant été élève avant l'indépendance du Cameroun en 1960, dans cette partie du pays que l'histoire a par la suite appellée le Cameroun Oriental, j'ai pratiqué la langue française à tous les stades de ma vie, avec aisance et confort intellectuel, je dois l'avouer...

  • j'ai appris l'écriture en m'appliquant à faire des pleins et des déliers, en plus du vocabulaire, de la grammaire, de la conjugaison
  • j'ai parmi tant d'autres fables, récité gaiement celles de La Fontaine et ma préférée demeure toujours "Le Laboureur et ses enfants" 
  • j'ai chanté La Marseillaise, l'hymnenational français à diverses occasions
  • j'ai défilé le 14 Juillet
  • j'ai à chaque étape reçu l'enseignement et l'encadrement des Pédagogues français: Instituteurs à l'école primaire, Professeurs de lycées et collèges au Lycée Général Leclerc, Professeurs d'Université à Ngoakellé, Grenoble et Paris
  • j'ai appris avec beaucoup de sérieux au lycée, le bassin parisien, tous les bassins et fleuves français, ses côtes maritimes parceque j'aime particulièrement l'eau
  • j'ai sur le plan professionnel travaillé abondamment avec de nombreux partenaires français de premier rang dans le cadre de mes fonctions de Directeurs Général de la Société Nationale d'Invetissement du Cameroun, société d'État de capital-risques
  • j'ai toujours lu avec un grand intérêt des oeuvres françaises de mon choix car elles abondent dans des disciplines diverses comme je le fais en ce moment avec "La crise, et après?" d'une autre intelligence française qu'est Jacques Attali. Je recommande vivement cet ouvrage à tous ceux qui veulent comprendre l'impact mondial de la grave crise financière 2008, ses origines historiques et les mises en garde de l'Auteur pour éviter une dépression de l'économie mondiale
  • j'ai connu et pratiqué à l'Université, dans mon métier et parmi mes amis des natifs français vraiment merveilleux et ça a toujours été ma chance de n'avoir eu à rencontrer que des personnes merveilleuses et de très grande qualité dans ce pays multidimensionnel.
J'ai appris à mieux connaitre la société française

Je ne peux me priver d'en citer quelques-unes desquelles j'ai appris à mieux connaitre la société française, son enseignement, sa culture gastronomique, l'histoire et les talents de son industrie, de son système financier et bancaire, de son style de management:

Le Président Bourgès Maunory, le grand homme politique de l'histoire contemporaine tant de la France que de l'Afrique francophone en particulier et j'en suis un privilégié interlocuteur.

Les Professeurs Gérard Debernis, Christian Palloix, Jacques Wolff qui ont boosté mon amour pour la dialectique, les questions de croissance et de développement, les débats contradictoires, le financement des investissements.

Le Compte Jean de Beaumont dont la dédicace du sublime livre de ses souvenirs "Au hasard de la chance - L'amour de vivre" consacrait un partenariat fort apprécié mais new look, n'ayant jamais rencontré une dame dans un conseil d'administration en 52 ans d'Administrateur de sociétés, je le cite.

François Giscard d'Estaing, le Banquier et l'Expert en couverture de risques financiers et politiques des investissements français à l'export.

Jacques Bachelier que l'on nomme à raison l'Empereur de la Betterave (cf Internet)

Alphonse Denis, Jacques Latcha, Pierre Castel, Michel Palu connus comme des Empereurs de l'industrie française, de grands stratèges innovateurs en permanence, maitres du partenariat international et africain en particulier.

Nicole Wauthier, dame d'expérience de la finance internationale et de la finance franco-américaine.

Yves et Véra Schmuck, mes amis de coeur. L'immense savoir et savoir-faire de Yves, toujours prêt à conseiller, à arbitrer, à transférer, m'a toujours émerveillé. En plus d'être spécialiste des filières africaines des produits de base, il parle de Bertoua comme de son Agen en France et amène tous ses amis à aimer cette ville du Cameroun, capitale de la région de l'Est.

De talentueux Industriels, Managers, Stratèges en management international avec qui j'ai tant réfléchi, communiqué et partagé: Olivier Guerre, Claude Maitrehenry, Jean Pierre Renaudin, Michel Viallet, Michel Huas, André Lompech...

Claude Maitrehenry, l'amoureux des gadgets électroniques, est celui-là qui m'a le premier fait découvrir les logiciels de gestion et de programmation industrielle alors qu'on parlait à peine d'ordinateur et d'informatique au Cameroun. Expert en réhabilitation d'entreprises, une grande culture de sa maison mère et de ses deux co-Présidents, il m'a conforté dans mes convictions d'éviter autant que faire se eput les liquidations qui sont toujours de grandes pertes pour le pays.

Michel Viallet, cet ami toujours chaleureux grâce à qui j'ai connu Biarritz son "village", cette belle ville d'eau française qui respire la santé, pour moi qui aime tant l'eau. Il a enrichi mes connaissances sur le Cameroun en m'offrant son livre sur la ville de "Douala Autrefois", publié en 2002 et émaillé de photos datant de la fin du 19e siècle jusqu'à la moitié du 20e siècle. A ce titre, je considère qu'il est véritablement un grand ami du Cameroun. J'ai également appris de lui, l'art du toucher des tissus et de l'identification de la contrefaçon dans le domaine du textile.

Olivier Guerre, compétent en toutes choses dès lors qu'il s'agit de l'entreprise, des montages financiers de tous genres et des équilibres du bilan. Par le fait de la pratique, il a renforcé en moi mon appréciation sur la qualité du partenariat et du consencus, m'a fait découvrir les grands magnats du textile mondial et la finesse de la broderie française. J'ai aussi vécu à chaud les évènements de la chute du mur de Berlin grâce à lui, en groupe avec des partenaires allemands.

André Lompech, agro-alimentaire, grâce à qui j'ai réussi à vulgariser la belle et très charnue tomate en fruits de type industriel qui se vend et se consomme partout au Cameroun et dans les pays voisins depuis les années 2000, remplaçant totalement l'ancienne olivette, pleine d'eau et de mauvaise qualité. L'apport contractuel de son expertise technique m'avait permis d'encadrer un grand nombre de planteurs dans des régions précises disposant de l'eau prioritairement. Ils y ont cru dès le démarrage du projet en acceptant de créer pépinières et plantations d'expérimentation sur deux campagnes de saison sèche et de saison des pluies. Mes soeurs Bayam Selam ne craignent plus depuis ce temps d'Aller vendre cette belle tomate aussi loin que possible jusqu'au Congo Kinshasa parcequ'elle est charnue et résiste aux intempéries.

Ma meilleure amie des années 1970/74, Dominique Laurent très mordue déjà à cette époque là par les questions de la sociologie africaine et noire-américaine à partir de Harlem pour ses recherches académiques. Sujet difficile dans son approche sur le terrain, Harlem était alors un milieux fermé de combattants pour l'égalité des droits civiques et l'Afrique était réputée sous domination des marabouts. J'étais émerveillée face à un tel courage intellectuel de la part d'une Française qui écrivait déjà à sa manière un volet non négligeable de l'histoire africaine contemporaine et noire-américaine.

Jacques André Prévost, mon ami de toujours qui a tant pratiqué le Cameroun. On l'aime ou on ne l'aime pas. Il faut l'avouer, c'Est une personne qui dérange par son talent intellectuel et sa façon de dire ce qu'il doit dire. En plus d'être amoureux des stratégies de développement, il m'a amené à devenir avec beaucoup d'assurance l'adepte de la simplification des procédures administratives, des procédures de gestion et toutes les procédures en général. Le suivi et le contrôle d'éxécution deviennent si faciles après. Il est un des Experts français les plus réputés en la matière. Son côté critique sans complaisance a toujours été d'une très grande utilité pour moi.

Ma date de naissance et l'histoire m'y ont contraint

J'ai beaucoup appris de la France et des Français. Ma date de naissance et l'histoire m'y ont contraint mais je ne m'en suis pas privée sous prétexte des méfaits du colonialisme, du néocolonialisme et de l'impérialisme. J'ai étudié ces "ismes" là en économie politique. A chacun son époque. A chaque époque ses problèmes et ses acteurs et l'hisotire continue d'être écrite ou contée.

C'est donc un peuple, un pays parmi les plus développés et les plus riches du monde qui peut aussi être un modèle de développement dans plusieurs de ses facettes, une société, des coutumes, usages et traditions, un style de management, un profil de partenariat, une histoire ancienne et récente, riche et dense, une géographie avec ses particularités régionales valorisées, des noms prestigieux et encyclopédiques que tout citoyen du monde a la faculté de découvrir quant au fond, qui font de la France une grande destination touristique, un des carrefours du monde les plus prisés. Bref, c'est toute une culture dans le sens large du terme que la langue française m'a permis d'acquérir.

Une culture certes française, mais une culture internationale. A titre personnel je dis franchement Merci à la France pour celà.

L'Afrique a tout pour rayonner et faire rayonner son art, sa culture, ses réussites, son style, ses innovations à travers la Planète toute entière. L'antique Egypte, première civilisation du monde est pour nous le rappeller. Sur le plan artistique, la plus belle femme que l'humanité ait connue demeure toujours cette illustre africaine, la Reine Nefertiti, épouse du Roi Akhenaton, Empereur de la XVIIIe dynastie. Réfléchissons tous ensemble à ce défi qui nous interpelle depuis plus d'un demi-siècle en commençant à nous battre contre le sous-développement.

Je peux mieux parler de l'Isère ou du bassin parisien que de l'Adamaoua ou du grand Mbam

De ce parcours, il apparait clairement que je n'ai pas eu l'opportunité d'acquérir et d'accumuler une aussi grande culture sur mon pays - encore moins sur l'Afrique - ni sur sa géographie car je peux mieux parler de l'Isère ou du bassin parisien que de l'Adamaoua ou du grand Mbam, ni son histoire dans tous ses détails temporels avec une parfaite connaissance des Acteurs comme je parlerai à l'aise de l'Empereur Charlemagne, des Mérovingiens les fondateurs de la ville de Paris, du Roi Soleil LOuis XIV et j'en passe.

En toute franchise, je ne sais même pas qui a décidé d'implanter la capitale du Cameroun à Yaoundé, encore moins la date de cette décision ni quand et pourquoi la ville de Victoria est devenue Limbé et qui en est l'initiateur. La faute revient à l'histoire certes mais tant qu'on est vivant "vouloir c'est pouvoir" pour citer ce proverbe français.

Pour toutes ces raisons majeures, j'ai choisi de réfléchir quant au fond sur la problématique du sous-développement en Afrique et au Cameroun en particulier pour rentrer dans les profondeurs de ce qu'il faut acquérir comme connaissances de toute nature et de ce qu'il faut découvrir et apprécier comme dons du ciel et de l'histoire dont regorgent mon pays et les pays-moteurs du continent. Ces bienfaits naturels et historiques sont pour moi les points de départ de toutes stratégies de croissance et de développement. Il faut d'abord les inventorier avec le maximum de détermination. C'est un travail immense de recherche et d'approche. C'est un travail passionnant. C'est un autre regard mais un regard complémentaire aux vigoureuses actions que mènent les dirigeants du continent pour lutter contre la pauvreté de leurs populations dans un environnement mondial particulièrement perturbé.

L'homme au centre du développement de son pays

Chacun de nous, originaires d'afrique et donc de pays majoritairement sous-développé, doit participer à cette réflexion, à cet incontournable combat contre le sous-développement de l'Afrique comme un DEVOIR et comme AMOUR POUR SA PATRIE, POUR SON CONTINENT.

A cet effet j'aime particulièrement le rappel fait à ses concitoyens par son Excellence Le Président Ali Bongo à son discours d'investiture du 16 octobre 2009, à savoir que l'homme sera désormais au centre du développemnt de son pays, le Gabon. C'est un axe stratégique majeur.

Un double défi

Partageons nos savoir et nos savoir-faire pour diffuser en Afrique de façon responsable avec le pragmatisme qui caractérise les Africains et pourquoi pas aussi notre flegme qui nous vient de l'abondance du soleil, tout ce qui peut révéler nos expertise respectives, nos expériences accumulées, nos talents, nos idées novatrices, notre vision futuriste de notre continent, de nos pays respectifs confrontés à double défi:

La lutte contre le sous-développement et la bataille pour accéder au développement économique et social.

Chacun doit y aller avec ses points forts. Mais une chose est sûre, il faut bien qu'un jour nous décidions avec nos plumes, nos bics, de bannir cet adage populaire qui dit qu'en Afrique, chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui disparait. La population de l'Afrique est de plus en plus jeune et talentueuse tant dans les villes que dans les villages. Cet adage s'adresse désormais à tous les âges. Je ne cesse par exemple de pleurer mon très doué tailleur-styliste, Maitre Diallo, originaire de la Guinée Conakry mort à la fleur de l'âge sans avoir pu transmettre son immense talent à son jeune enfant.

Conclusion

Pour conclure, il n'est pas exclu que je sois peut-être taxée de vantardise, d'apologie pour un pays colonisateur, ou même critiquée pour telle ou telle chose dite. Ce serait un tort de penser cela, même si j'admet que la critique est vieille comme le monde et que l'unanimité est pêcheresse.

La critique a toujours existé et elle existera toujours, m'avait enseigné mon Tonton Philémon Bep à Don. Quant à ce qui peut paraitre de la vantardise, il faut savoir qu'un Expert doit toujours se présenter et expliquer d'où il puise son expertise qui ne peut pas être le seul reflet de sa biographie. "La critique est aisée et l'art est difficile", nous rappelle cette citation de l'Auteur français Phillipe Destouches. Mais la critique peut être bienfaitrice et salvatrice.

Je ne prends pas ma plume pour rédiger un essai d'analyse comme à l'université. Je prends ma plume à cette âge de la maturité et de la sagesse qui est le mien, à cet âge du déjà vu et abondamment vu et vécu pour faire connaitre et partager mes convictions et ma vision des questions liées au sous-développement, à la croissance et au développement. Ce sont des problématiques majeurs pour le Continent Africain et pour chacun de nos pays.

  • Que faire pour développer l'Afrique?
  • Que faire pour supprimer le préfixe "sous" du mot sous-développement?
 

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